Luttes Groupe Bordeaux Nord Aquitaine

Le 30 juin a débuté une grève à la Polyclinique Rive Droite de Lormont (banlieue bordelaise), après plusieurs Négociations avec les syndicats infructueuses sur la question des salaires.

Cette clinique appartient au très connu à Bordeaux, Groupe Bordeaux Nord Aquitaine (GBNA) qui détient plusieurs clinique en Gironde et qui est tout à fait florissant, les salariés de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite font partis des personnels du Groupe dont les rémunérations sont les plus basses.

Puis, 2 autres clinique du groupe se sont mises en grève : à Arcachon avec la CFDT pour des problèmes de conditions de travail et à la Clinique Bordeaux Nord avec la CGT pour des revendications salariales et de conditions de travail

A la Clinique Bordeaux Nord, après 24 heures de grève, les salariés ont obtenu des promesses de postes supplémentaires

A la Clinique Rive Droite : Reprise du travail le 9 juillet après 9 jours de grève et plusieurs propositions de la direction refusées par les salariés car très insuffisantes. Au final, les salariés ont obtenu :15 € d’augmentation pour les salaires les plus élevés (bloc, dialyse, urgences,  et facturation) et 30 € pour les autres ; une prime de 100 € exceptionnelle pour tous, l’étalement des retenues des jours de grève et le paiement de l’un d’entre eux.  Au final,  l’enveloppe a doublé, passant de 94000 € à 200000 €.

Il faut également noter que la Direction du Groupe Bordeaux-Nord n’a reculé devant rien pour faire obstacle à la grève et cela avec la complicité du préfet : dès le soir du 30 juin le préfet réquisitionnait la quasi totalité du personnel gréviste de la clinique Rive Droite pour la maternité, la dialyse, les urgences et les blocs opératoires. Le syndicat CGT a donc entamé une procédure en référé-liberté devant le Tribunal Administratif.

Le jugement en référé a reconnu que « le préfet a, dans son arrêté en cause, requis, pour les services de maternité, des urgences, de dialyse et de blocs opératoires de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite, un nombre d’agents égal à celui en service en cas de fonctionnement normal…/… le préfet a commis une erreur de droit ; que par suite, la décision en litige est entachée d’une illégalité manifeste qui porte une atteinte grave à la liberté fondamentale que constitue le droit de grève ;»

La décision préfectorale a donc été suspendue et l’État condamné à verser 1200 euros au titre des frais exposés par le syndicat requérant. IMG_0903

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